
Ce fût une ballade aux multiples visages. Première partie sur le versant nord où le soleil ne vient pas réchauffer la végétation de ses rayons.
Puis marche en sous bois, ça bourgeonne comme au plus fort de l'adolescence.
Dernier coup d'oeil en arrière sur le Pater et le castel Saint Denis.
La neige nous faisant le plaisir d'arriver précocement et de persister, nous allons l'honorer en chaussant une deuxième fois les raquettes. La randonnée prendra cette fois ses aises dans les hautes Vosges. Au programme, lac de Blanchemer (la fée n'était pas là, il faisait trop froid) et le sommet du Rainkopf. Premier petit bout d'ascension pour arriver sur les berges du lac de Blanchemer. Enfin, lac, lac faut le dire vite. Le froid et la neige l'auront transformé en une vaste étendue blanche et lisse. Nous en profiterons tout de même pour effectuer un planté de bâton pour boire un thé chaud (pas de vin chaud au programme).
L'occasion de se poser sur la route des crêtes, qui n'a plus de route que le nom, pour manger un bon sandwich et pour avaler un chaud breuvage. Le sommet du Rainkopf est en vue. Y'a plus qu'à...
Enfin y'a plus qu'à, c'est vite dit car sur l'ultime montée, t'évites de
déployer tes bras par peur de t'envoler. Un bon petit vent à décorner les boeufs ma foi.
Les Vosges et notamment ses lacs sont entourées de légendes. J'y croyais pas trop jusqu'à aujourd'hui mais lors de la descente du retour, j'ai croisé une jolie liliputienne appuyée sur une borne. A moins que ça ne soit la borne qui soit grande...
Le sommet est enfin là. On a tiré la langue sur la fin. Petite forme pour
cette première partie de raquettes. En plus la grisaille arrive en même temps que nous au sommet mais elle nous laisse tout de même contempler le Mont d'Or.
Et enfin descente rapide par les pistes de ski.
Eh ouais, petite mais balaise ma louloute. Eh hop, sans les mains. Nous
retrouvons la côte avec un temps beaucoup plus frisquet que la veille et un petit vent qui décoiffe.
Puis petite balade sur la plage à la pêche aux moules.
Bon allez Anémone, c'est pas tout ça mais on a un bus à prendre. Donc retour au camping pour récupérer nos affaires et direction l'arrêt de bus. C'est
où? Il suffit de suivre les panneaux indiquant le nom des rues avec un charme tout breton.
Une petite demi-heure plus tard, nous arrivons à
Lannion. Direction le camping afin de prendre une petite douche et de nous débarasser de nos gros sacs à dos. Nous profiterons de la soirée pour faire une petite balade sur Lannion avec un très
bon restaurant. Marre des galettes et des moules alors ça sera des lasagnes aux épinards et au fromage de chèvre. Je n'ai vraiment pas regretté mon choix, c'était succulent. Louloute a opté
pour la galette saucisse afin de retrouver la galette dégustée dans la baraque à frites du sillon de Talbert mais c'est peine perdue, elle ne retrouvera pas la saveur de cette première galette
saucisse.
9 heures de train, ça laisse le temps de repenser aux moments passés et de faire un petit bilan du séjour. Oui, tout n'as pas été parfait. A trop
vouloir en faire, à trop vouloir en voir, j'ai préparé des journées trop longues qui nous ont fatigués et qui ne nous ont pas permis de profiter pleinement de certains lieux. Sur certaines
journées, nous en avons chié physiquement et moralement. Quelques prises de tête. Mais au final, au moment de feuilleter l'album photo, ce voyage me laisse plein d'images et de souvenirs. Certes
pas autant que le Maroc mais on le refera. Différemment afin de mieux en profiter mais on le refera. Merci Louloute d'avoir supporté ces longues journées. Je sais que tu as souffert le martyre à
la fin de certaines journées et que mon caractère n'a pas toujours aidé à te faire avancer. Mais je suis tellement content de l'avoir fait avec toi. Promis la prochaine fois, je ménagerai un peu
plus ton dos et tes petons. Mais il faut souffrir un peu pour pouvoir admirer des couchers de soleil sur la mer ou pour déguster des mûres le long de la route ou pour manger une boîte de sardine
sur un énorme rocher de granite ou pour voir un bébé phoque et des dauphins. Des moments qui peuvent paraître insignifiants ou banals mais qui me donnent un grand sourire au moment d'y
repenser.
De derrière, c'est sympa aussi.
Le vitrail présent sur cette façade a été inauguré il y a peu (en 2007). Avec le soleil que nous avions ce matin là, la
lumière à l'intérieur de la chapelle devait être splendide mais nous avons trouvé les portes de la chapelle closes. Du coup, Louloute a décidé de faire une grève et de faire le pied de grue
devant la porte.
Elle a même enlevé les chaussures, c'est pour dire. Bon finalement, notre attente devant la porte ne permettra pas
l'ouverture de cette dernière alors c'est reparti jusqu'au musée des télécommunications.
Au premier plan, une balle de foin. Au second, le radôme; énorme ballon gonflable de 50 mètres de haut qui abrite l'antenne
parabolique ayant permis la première liaison satellite entre les Etats-Unis et l'Europe en 1962. Vous aurez compris que la parabole n'a pas les dimensions de celles que nous connaissons
aujourd'hui. Elle a nécessité 340 tonnes d'alliage de magnésium et d'aluminium. Le tout a été monté au millième de millimètre près et est mobile sur deux axes afin de pouvoir suivre le satellite
qui n'était pas géostationnaire. Un chantier pharaonique. L'antenne est devenue monument historique (l'antenne jumelle qui était aux Etats-Unis a été démantelée) et le radôme accueille désormais
des spectacles sons et lumières. Nous avons eu l'occasion d'en voir un et c'était ma foi intéressant et plaisant pour les yeux. Bref c'est un musée à ne pas manquer si vous passez dans le coin.
En dehors du radôme, il y a des expositions permanentes (histoire des télécommunications) et temporaires (biométrie) et quelques petits jeux. C'est pendant un de ces jeux que j'ai pu me rendre
compte que Louloute est vraiment petite. Sa tête ne dépasse même pas les fleurs.
D'autres sites sont présents à proximité : planétarium, village gaulois mais nous n'avons pas eu le temps de les visiter.
Ah si un bémol tout de même, le GR34 passe juste derrière le musée mais tout est grillagé et lorsque vous êtes un randonneur vous devez vous taper un grand détour pour pouvoir accéder au site. On
aurait bien aimé avoir un accès direct depuis le GR. Enfin ça vaut le coup tout de même.
Et enfin arrivée à l'île Grande. Arrivés sur une belle plage et étant donné le beau soleil de cette journée, nous posons
les sacs sur la plage pour aller faire trempette et refroidir les petons. Il n'est peut être pas vrai que la marée monte à la vitesse d'un cheval au galop mais ça monte vite tout de même. Le
temps de papoter les pieds dans l'eau et de savourer un peu le moment, nos sacs ont le cul dans l'eau enfin surtout le sac et la polaire de louloute. Après une petite course pour sauver ce qui
est encore sec, nous nous dirigeons vers le camping tout proche. On plante la tente, on mange notre petit cassoulet en boîte. Ah oui aujourd'hui le repas est luxueux, pas de soupe aux pâtes.
Enfin on profite de la soirée ensoleillée pour s'attaquer au tour de l'île pour un dernier coucher de soleil sur la mer.
Somptueuse soirée mais nous finirons le tour de l'île demain car la nuit
pointe son nez.
Bon je vous envoie une série de
photos, et on discute après. C'est mieux comme ça.
Oh encore un dauphin, quelle chance ! Celui là est beaucoup plus docile et fait
bien moins de manières pour se faire prendre en photo.
La guérite du douanier
Et
revoilà le phare de Men Ruz en vue
On aura tout de même
pris des couleurs malgré le temps grisâtre (sans vouloir vexer le Breton)
Port de Ploumanac'h.
Oh la jolie raie. En
l'ocurrence, c'est nous qui l'avons eu dans la raie sur le coup là. 7 euros l'entrée par personne pour voir deux mares et deux petites salles avec quelques poissons, c'est fait un peu
cher messieurs. Donc comme vous l'aurez compris, je vous déconseille fortement cet aquarium. En revanche à Trégastel, il y a un petit trésor, il s'agit de l'île Renote (environ 2km de
périphérie). Il s'agit en fait d'une presqu'île et elle est donc facilement accessible.
Me demander pas comment ça tient,
j'en sais rien.
Dernier regard sur le phare de Ploumanac'h
Des maisons sans grand cachet et tellement petites. Gnognote que tout celà. Bref
on vous passe les autres, c'est un véritable concours de baraques somptueuses. Un petit repas vite fait le midi puis nos deux amis profitent de leur temps libre pour aller faire un tour en bateau
dans la réserve naturelle des 7 îles à la rencontre de la colonie de fous de Bassan. Mais entre temps nous aurons la chance d'apercevoir autre chose que des oiseaux.
Photo sans intérêt esthétique, je le consens mais si vous plissez bien les yeux
et si vous agitez une passoire devant l'écran, vous pourrez apercevoir deux dauphins. Enfin deux dauphins, deux nageoires de dauphin serait plus exact. D'après le guide, il n'est pas exceptionnel
d'en voir mais c'est pas tous les jours non plus donc sur le coup Loulou et Louloute sont plutôt veinards. Notre croisière continue. Approche de l'île Rouzic. Aux premiers abords, une île dont
une pointe est constitué d'un gros rocher blanc.
Puis au fur et à mesure, des silhouettes se dessinent.
Et on comprend qu'il s'agit d'un refuge pour des milliers d'oiseaux, des fous de
bassans. L'île Rouzic constitue le seul point de nidification en France pour cet espèce.
Plus de 15 000 couples viennent nidifier sur cette île chaque année. La
photographie ne relaie pas le vacarme que tout ce bon monde fait, ni l'odeur pestilentielle qui arrive à nos narines selon la direction des vents.
Oui Bibifoc en personne. Mais pourquoi cette tête si triste. Nous ne sommes pas
de vilains trappeurs venus te matraquer à coup de batte pour prendre ta jolie fourrure. Rien à faire, bibifoc gardera sa tête tout tristounette. Un peu plus loin, nous rencontrerons ces aïeux.
Beaucoup moins mignons une fois ce pelage brunâtre perdu. Un peu l'impression de voir une vache échouée sur un rocher mais tout de même une grande excitation devant ce spectacle comme un gosse
que l'on emmène au zoo. Et quel plaisir de découvrir ces animaux dans leur milieu naturel. Puis direction l'île aux moines pour un petit tour de l'île à pied. Cette île constitue la seule de
l'archipel où les touristes peuvent fouler le sol avec leurs gros godiots.
Oui je sais, je sais mais ça souffle alors j'y peux rien si j'ai les cheveux dans
le vent. Cette île a été habité depuis des siècles. D'abord par des moines qui y vécurent au XVème siècle. Puis au XVIIIème siècle, un fort, une caserne et des batteries
fûrent construits afin de faire cesser les actes de piraterie et pour se défendre contre les attaques anglaises en temps de guerre. Puis l'île acquiert une activité agricole avec notamment la
récolte du goémon. Enfin vient le phare construit en 1835. Touché par la foudre à deux reprise, il est très endommagé par un incendie en 1922. Il est finalement dynamité à la fin de la seconde
guerre mondiale par l'armée allemande. A partir de 1952, le phare actuel entre en service. Il culmine à 59 mètres au dessus du niveau de la mer et était il y a encore peu de temps habité par des
gardiens. Mais personne pour reprendre le boulot à la retraite des gardiens donc plus personne n'habite en permanence cette île. Le guide nous a raconté que lorsque les gardiens étaient encore
présents, des touristes se planquaient pour ne pas reprendre le bateau et ainsi passer la nuit sur l'île en compagnie des gardiens. Mais les gardiens n'étant plus là, pas question de s'attarder
il est temps de regagner la vedette pour la suite du circuit. Direction Ploumanac'h et la côte de granite rose. Cette fameuse côte qui m'a fait choisir cette région pour notre randonnée. Nous
allons enfin l'apercevoir. Premier contact avec le phare de Ploumanac'h dénommé Men Ruz.
Encore une maison de pauvres ça. Petit demi-tour dans le port de Ploumanac'h et nous entamons le retour vers Perros-Guirrec sans oublier de jeter un dernier
coup d'oeil au phare.
Enfin dernier pas vraiment puisque le programme de demain est la côte de granite
rose mais cette fois ci par les voies terrestres.
Phare de
Nantouar
Eglise de Perros-Guirrec