
Mission accomplie. Tente repliée, vessie vidée, sac endossé, on
est reparti. Premier objectif, atteindre le point culminant de la randonnée à 2600 mètres. Après le petit déjeuner, il est temps d’avaler ces 300 mètres de dénivelé. Montée régulière, mais
Louloute accuse le coup de la nuit blanche. Première pause à mi-distance du sommet près d’un arbre magnifique. Les visages des Berbères sont marqués par le soleil et le climat parfois rude de
l’Atlas leur donnant une expression et une force étonnantes. Une impression de sagesse se dégage de ces visages. On ressent parfois les mêmes sensations auprès d’un arbre. Un genévrier thurifère
plus précisément.
Reprise de l’ascension, le sommet pointe son nez. Et il est maintenant temps de jouer le remake de Titanic.
Je suis la reine du monde !
Heureusement que notre fidèle cuisinier est là pour secourir Louloute pendant que Loulou prend des photos.
Après toutes ces sensations, il est temps de s’arrêter pour manger un bout. Louloute en profite pour faire une
petite sieste.
L’après-midi est somptueux. Marche au milieu de roches volcaniques, de pitons granitiques. Lorsque les yeux se
posent sur le sol, on peut trouver de nombreuses géodes (roches possédant une cavité tapissée de minéraux cristallisés – du quartz dans notre cas).
Après une longue descente mettant à rude épreuve les genoux de Loulou et Louloute, l’arrivée sur le bivouac
est proche. Une fois sur place, le premier réflexe est de se poser pour boire… a cup of tea of course.
Puis, installation des tentes avant la tombée de la nuit, ou avant la noirceur pour faire un petit clin
d’œil à notre Québécoise du groupe. On prend un peu le temps d’admirer la lente agonie du soleil.
La soirée aura entendu quelques chants
berbères. Mais la nuit précédente a été courte alors… à demain pour la suite…