
Aïe ouille ouille. Voilà comment débute cette journée. Les 7 heures de marche de la journée précédente ont laissé des séquelles. Quatrième matinée à écarquiller les yeux en sortant de la tente.
Démarche de canard pour aller prendre le petit-déjeuner. N’exagérons pas sur le petit déjeuner. Il ne faut point être trop lourd pour marcher. Comme le dit le vieil adage il ne faudrait pas trop charger la mule.
Selon notre guide adoré, la journée sera assez paisible ; peu de
dénivelé ; marche pas trop longue. Nous suivrons le lit d’un cours d’eau pendant quasiment toute la journée pour sortir du Djebel Sahro et passer l’ultime nuit au milieu d’un désert de
pierres. La journée sera donc assez verdoyante (enfin tout reste relatif).
Oh oh on ne se laisse pas aller. Il reste une journée de marche, il faut donc en profiter pleinement. Et puis, pour cette journée on a un nouveau compagnon.
Ben oui, c’est le clébard hurlant de la deuxième nuit. Il a dû apprécier le suppositoire.
Cette journée est marquée par un retour vers « l’urbanisation ». Pendant ce voyage, c’est la journée la plus riche en regards échangés.
Louloute, on n’avait dit que l’on ne chargeait pas la mule.
Et rapidement, le désert de pierres pointe à l’horizon. Désert de pierres synonyme de dernière soirée, de dernier bivouac. Difficile de ne pas penser que le retour en France et surtout à un autre mode de vie est proche.
Désolé clébard hurlant mais tu ne nous suivras pas plus loin. Malgré tout tes efforts pour nous suivre jusque là, on va devoir te laisser sur le bord de la route. Sensation d’abandon. Mais tu trouveras bien d’autres touristes pour t’abreuver et te donner quelques mets européens. Pour la dernière fois, on se brosse les dents sous ce beau ciel étoilé.
Bonne nuit… A bientôt…