Dimanche 29 mars 2009
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Hanoï ne fût qu’une ville de transit pour nous emmener vers d’autres destinations. Mais les correspondances
étant parfois longues, nous avons pu visiter quelques sites.
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Temple de la
littérature : ou pagode Van Mieu. Elle fût édifiée en 1070 par l’empereur Ly Thanh Tong (dynastie de Ly ayant régné de 1010 à 1225). Elle était dédiée à Confucius et fût le
socle de la première université vietnamienne où les 3 piliers de l’enseignement étaient la littérature, la philosophie et l’histoire de l’ancien Viêt Nam et de l’ancienne Chine. Au sein de
cette université, des concours ont été organisés tous les 3 ans de 1442 à 1779. Il devait permettre à n’importe quel citoyen d’accéder au statut de mandarins en cas de réussite. Des stèles
avec les noms, lieux de naissance et hauts faits des lauréats ornent le temple de la littérature. Il en reste 82 sur les 116 construites. Elles reposent toute sur une tortue de pierre
symbolisant la force et la longévité. Le temple se situe à 2 kilomètres à l’ouest du lac Hoan Kiem et est souvent cité comme un havre de paix. Mais la période suivant le Têt (nouvel an
vietnamien) n’est pas forcément le moment le plus propice pour profiter de cette paisibilité au cœur d’Hanoï. En effet, à cette période, un grand nombre d’étudiants viennent au temple pour
toucher la tête des tortues portant les stèles afin d’avoir de la réussite dans les examens de l’année.
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Lac Hoan Kiem, temple Ngoc Son
et tour de la tortue : Le nom du lac qui signifie lac de l’épée restituée est entourée d’une légende expliquant son nom. Au XVème siècle, un pêcheur nommé Le Loi
(qui devait devenir en 1428 l’empereur Le Thai To) reçut du génie du lac, la Tortue d’or, une épée magique pour combattre les troupes chinoises conduites par les Ming. Après avoir libéré le
pays au terme de dix ans de lutte, il se rendit un jour en barque sur le lac pour restituer l’arme. La Tortue d’or apparût à la surface et s’empara de l’épée qu’il brandissait au dessus de
l’eau. Cette légende symbolise l’intervention divine dans la lutte du Viêt Nam pour se libérer des Chinois. La tour de la tortue (Thap Rua) commémore l’évènement dans la partie Sud du lac. Le lac abrite aussi une espèce de tortue endémique à carapace molle
(légende ou réalité ?) dont une est exposée à la pagode Ngoc Son (ou pagode de la montagne de jade) situé sur la partie Nord du lac. Construite au XVIIIème siècle, on y accède
par le pont de bois rouge The Huc qui date du XIXème siècle. Le lac développe un
charme tout particulier tôt le matin. Vers 6 heures, heure à laquelle les Vietnamiens viennent pratiquer le Tai Chi, le badminton et le jogging avant de commencer leur journée de
travail.
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Mon avis :
dans la folie d’Hanoi les lacs dont le lac Hoan Kiem constituent des écrins de verdure et de calme où les amoureux viennent se taquiner et où les personnes viennent entretenir leur corps et
leur âme. Il est vraiment agréable d’arrêter le temps pendant une heure en s’asseyant sur un des nombreux bancs présents.
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Musée d’ethnologie du Viêt
Nam : C’est le musée le plus récent de Hanoi. Fruit d’une coopération avec le musée de l’Homme de Paris. Il est consacré au monde rural et aux minorités ethniques du pays. Il
rassemble plusieurs dizaines de milliers d’objets usuels, des instruments de musique, des costumes... Des projections vidéo permettent de découvrir diverses activités
artisanales.
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Mon avis :
C’est un musée très riche où l’on peut rester une journée entière si l’on s’intéresse à la vie et à la culture des minorités ethniques du Viêt Nam. Les explications sont rédigées en
vietnamien et en français. C’est appréciable. C’est aussi appréciable de se promener dans le parc paysager orné de maisons traditionnelles où vous pourrez vous désaltérer d’un délicieux
thé.
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Quartier des 36
rues : Au nord du lac Hoan Kiem, ce quartier commerçant aux rues étroites remonte à plus de six siècles. Chaque rue est traditionnellement le siège d’une corporation, souvent
originaire d’un village du delta, et porte le nom des marchandises qui y sont vendues (Hang signifie marchandise). Ainsi Hang Bo est la rue des paniers, Hang But la rue des brosses
et ainsi de suite. Bien que le petit commerce ait été interdit pendant plus de quarante ans, le quartier a retrouvé toute son animation depuis une dizaine d’années. Mais, si les commerçants
s’y regroupent toujours par spécialité, le nom de la rue ne correspond plus vraiment à leur activité.
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Mon avis :
une fourmilière où chacun à sa place et sa fonction. A faire même si la foule a tendance à me fatiguer. Dans les quartiers vendant des vêtements, il n’est pas toujours évident de trouver
son bonheur au milieu de toute la contrefaçon. Mais l’ambiance est tellement colorée, mouvementée et odorante.
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Les transports en
commun : Afin d’éviter de laisser filer nos dôngs dans des taxis beaucoup plus cher que les bus, nous avons tenté au maximum d’emprunter les transports en commun. Globalement,
pour 3000 dôngs, ça se passe bien. Le moment le plus dur a été le trajet depuis le musée de l’ethnologie jusqu’à l’aéroport. Bus bondé, gros sac sur le dos et conduite ultra-sportive avec
arrêt éclair aux stations. Vous avez intérêt à connaître votre arrêt et à préparer votre descente. De notre voyage, j’aurais tendance à dire que les Vietnamiens ont une tendance à
l’optimisation : on range bien les gens dans le bus et on en met le plus possible. Ainsi le trajet Thai Binh – Hanoi s’est déroulé sur un petit tabouret dans l’allée centrale du bus. La
fesse souffre au bout d’une heure de voyage. Mais tout se passe plutôt bien à tarif réduit. Il n’en a pas été de même pour notre trajet de Hanoi à Lao Cai en train de nuit. Il semble qu’aux
périodes d’affluence, comme la semaine suivant le Têt, l’obtention d’un ticket de train en couchettes (le voyage dure 9 heures pour même pas 300 kilomètres) s’avère être un parcours du
combattant où la corruption sera la seule issue pour un voyage où l’on pourra dormir. Revenons brièvement sur les faits : nous avions téléphoné à la gare de Hanoi 2 jours avant notre
voyage en train afin de réserver des billets en couchette. Mais la personne à l’autre bout du fil nous affirme que nous ne pouvons pas réserver par téléphone. Donc deux jours plus tard, une
fois sur Hanoi, la première destination est la gare pour acheter les billets de train. Nous achetons 2 billets à 98000 dôngs l’unité tout en sachant que nous n’aurons pas de couchettes mais
pensant que nous disposerons de fauteuils confortables nous permettant de dormir. Mais le soir venu, nous nous retrouvons sur le quai de la gare et nous nous apercevons que nos billets sont
pour le wagon le moins confortable du convoi. L’amie Louloute parlant le vietnamien (logique étant donné qu’elle est vietnamienne), nous comprenons vite qu’une bonne partie des billets sont
achetés assez tôt par des revendeurs à la sauvette qui les revendent au moment opportun au prix fort. En ce qui nous concerne, nous soudoierons la contrôleuse du wagon afin de disposer de sa
couchette. Le schéma est bien rôdé, la contrôleuse dispose d’une chaise pliante et de tout un petit nécessaire afin d’aménager sa cabine en couchette pour deux personnes. Mais le confort
n’était pas réellement à la hauteur des 500000 dôngs laissés à la contrôleuse. Bref la nuit fût très courte et je dois avouer que si ce moment me laisse désormais un bon souvenir (car c’est
une expérience originale et que je n’en suis pas mort), sur le quai et pendant le voyage, je bouillais de l’intérieur. Donc conseil aux futurs voyageurs, réservez vos billets très tôt ou
passez par une agence. Pour information, au retour où nous aurons chargé notre hôtel de réserver les billets, nous avons payé 400000 dôngs chaque billet.
Par Kisscool
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Publié dans : Viêt Nam
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