Maroc

Vendredi 1 février 2008
5 mois après la rencontre de Louloute. Louloute a décidé de bousculer le quotidien en convaincant Loulou de partir en voyage. Bonne idée qu'elle a eue la Louloute. Et étant donné que c'est elle qui était à l'initiative, libre à Louloute de choisir la destination.

Alors fais tourner le globe ma pauvre Lucette....
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Maroc - Marrakech. C'est parti mon Kiki. Mais bon comme vous avez pu le remarquer si vous avez parcouru un peu ce blog, Loulou et Louloute aiment bien marcher, alors hors de question de partir au Maroc pour choper un mélanome au bord de la piscine de l'hôtel. Donc ça sera 4 jours de marche et nuit dans la tente. Na!

Plus précisément, le périple à Loulou et Louloute consistera à traverser le Djebel Sahro. Il s'agit d'un massif faisant parti de l'anti-Atlas. Il est coincé entre le Haut Atlas et le désert. Mmmmmhhh réjouissant. Point culminant de la bête 2712 mètres.

Voilà le cadre est à peu près placé alors en voiture Simone. Oups pardon en Airbus Louloute.

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Par Kisscool
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Vendredi 1 février 2008

Atterrissage le dimanche soir à Marrakech. Un gentil monsieur nous accueille pour nous transférer vers notre hôtel (ben oui pour la première nuit, un petit peu de confort). Sortie de l'aéroport et là premier moment fort de ce voyage. Une foule immense à la sortie de l'aéroport semblant nous accueillir avec des fleurs plein les mains. Bon en fait il s'est avéré que c'était pas pour nous, mais pour les valeureux pélerins qui revenaient de la Mecque. Mais cette foule quand vous venez juste de sortir de l'avion, c'est assez impressionnant.

Ces premières sensations ont rapidement été suivies d'un deuxième moment fort. La conduite dans les rues de Marrakech. Je n'ai toujours pas compris qu'elles étaient les règles de circulation mais en tout cas ça s'est bien passé.

Ensuite pour faire bref, première nuit agréable à l'hôtel avec un bon thé à la menthe pour nous accueillir (j'en aurai bu des litres de celui là pendant 1 semaine). Puis lendemain matin, réveil à 7 heures, petit déjeuner et on embarque dans un ford Transit aménagé pour 340 km de route.

Nous commencerons par un premier tronçon de 200 km jusqu'à Ouarzazate. Mais quel tronçon !!! Je m'exclame pour deux raisons : les paysages aperçus et les virages. Eh oui au programme, il y a la traversée du Haut Atlas par le col de Tizi n'Tichka à 2260 m.

Mais ça offre un certain nombre de panoramas intéressants.
 
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La photo ci-dessous est plutôt vilaine mais elle est là pour deux raisons. Première raison : la neige. Aller au Maroc pour trouver de la neige. Deuxième raison : la boutique typique du col de Tizi n'Tichka.

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Nous passons enfin le sommet du col et nous entamons la descente vers Ouarzazate. Allez on serre les fesses dans les virages.
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Le Haut Atlas est désormais derrière nous.

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Ca il s'agit de la devise du Maroc : Dieu Patrie Roi. C'est un peu comme si l'on taggait Liberté égalité fraternité sur nos montagnes (et puis ça ferait peut être du bien que les gens se rappellent un peu plus souvent cette devise et notamment les rois des cons sur leur trône)

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La signalétique locale nous averti que nous allons mangé un peu de dénivelée pendant ces 4 jours de marche. Dans le fond, la massif du Djebel Sahro.

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Et voilà c'est parti pour une première nuit sous la tente. Chacun dans leur sac de couchage Loulou et Louloute sont contents d'être là. Même si le confort est moins sympathique que celui de leur lit. Bonne nuit Louloute. A demain...

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Par Kisscool
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Jeudi 7 février 2008

Et si on commençait les choses sérieuses. Mouais on va commencer par se lever déjà, commencer par s'extirper du sac de couchage sarcophage. Et ça c'est la première épreuve de la journée. Premièrement c'est difficile et deuxièmement, ça caille le matin en janvier au Maroc. Une fois sorti dehors, on se rend compte combien ça caille la nuit. En France, tu grattes le pare-brise avant de partir, ben au Maroc tu secoues ta tente pour enlever le givre. Tout cela fait, on se rend compte que des mulets sont arrivés pendant la nuit. Loulou se disait bien qu'il avait entendu des bruits étranges pendant la nuit. Mauvaise digestion de Louloute des mets marocains. Non ! C'étaient les mulets. Mais on leur pardonne car c'est beau un mulet au Maroc au petit matin.
undefined Enfin on leur pardonne surtout parce qu'ils vont porter nos bagages et la nourriture pendant 4 jours.

Cette fois-ci c'est parti. Je dois avouer que Loulou avait une petite appréhension au moment de partir. Ben voui, il a jamais fait de randonnée sur plusieurs jours le Loulou, alors est-ce qu'il a le physique? Mais bon le Loulou est vite rassuré, le rythme n'est pas trop soutenu et Loulou suit bien le rythme bien qu'il se tape tout de même une bonne suée. Surtout que c'est la journée qui grimpe quasiment non stop. Une tite pause photo.
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Vous voyez bien que c'est pas Loulou et Louloute qui sont à la traîne. Zou on repart, et la prochaine pause constitue la pause clope du guide. Intoxiqué ! Bon d'accord, j'étais bien content de m'arrêter un peu.
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Et la pause suivante, c'est le miam miam. Et notre cuisinier fétiche nous a mis plein de couleurs dans l'assiette.
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C'était bien bon. Je dois avouer que Loulou a eu un peu de mal pour la digestion des oignons et des pépins de tomate. Il a dû se placer en queue de peloton pour éviter une gêne des autres participants. Passons, Loulou et Louloute arrivent au sommet pour la journée.
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 Au programme du sommet, neige. Neige et troupeau de chèvres. Une aura attiré notre attention.
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Faut avouer qu'elle a tout fait pour se faire remarquer. Pour tous ses efforts, elle mérite bien une photo sur ce modeste blog. Voilà biquette, le début de la célébrité. Et Louloute a recueilli un petit chevreau abandonné par sa maman.
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Louloute, penses-tu pouvoir nourrir ce pauvre chevreau? Soyons raisonnables, allons le rendre à sa véritable maman. En plus ça va sentir le bouc sous la tente, déjà que Loulou ne sent pas la rose après une demie-journée de marche. Donc nous quittons notre chevreau. Au passage la bergère, une jeune Berbère d'environ 12 ans prendra un petit savon par notre cuisinier qui était berger dans le Haut Atlas. Faut dire qu'une chèvre c'est de l'or pour les Berbères.
Après une petite descente, notre marche nous mène vers le deuxième bivouac.
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Il a l'air sympathique ce deuxième bivouac. Le hic. Nous sommes à 2300 mètres d'altitude. Ca caillait déjà à 1700 mètres lors du premier bivouac. Mais nos joyeux muletiers nous ont concocté un petit feu de camp pour nous réchauffer. Et notre guide a sorti sa tenue traditionnelle pour cette soirée. Mais que nous réserve-t-on ?
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Oh une soirée de chants berbères où on frappe dans les mains pour se réchauffer. Louloute a même sorti sa plus belle bassine pour accompagner nos amis muletiers.
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Bon un potage bien chaud et tout le monde au lit. Pour savoir si la nuit a été bonne, il va falloir attendre le prochain article. Ce que je peux vous dire, c'est que les paysages de la deuxième journée était somptueux. Ben quoi. J'essaye juste de fidéliser un peu mes lecteurs.

Et puis, au moment de se coucher, une véritable sensation de sérénité, de paix. Bref, un Loulou vraiment content de se retrouver à 2300 mètres sous une tente avec sa Louloute. Rien de mieux pour faire le vide et oublier sa vie d'Européen. Juste les images de la journée dans la tête et un grand sourire. Ce grand sourire est d'ailleurs la seule chose visible au moment où Loulou et Louloute s'engouffrent dans leur sac de couchage.

A suivre...

Par Kisscool
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Mardi 12 février 2008
Étirements, bâillements… Quelle heure est-il ? 6h00. Énorme envie d’uriner. Envie qui n’a pas quitté Loulou de la nuit. Mais dehors ça gèle. Altitude 2300 mètres, température légèrement négative. Ça ne donne pas envie de mettre le nez dehors alors imaginez : aller faire pipi. En plus, rappelez-vous qu’il faut un ouvre-boîte pour sortir du sac de couchage. Vous l’aurez compris : réveil plutôt difficile pour Loulou. Et Louloute ? Louloute, c’est plus simple, il n’y a pas de réveil du tout puisqu’il n’y a pas eu de sommeil. Nuit blanche, teint blême. La Louloute a eu trop froid. Mais ça n’entame pas la joie de vivre qui anime Louloute. Première tâche de la journée pour Louloute : aller harceler les muletiers. Son objectif : charger la mule.

undefined Mission accomplie. Tente repliée, vessie vidée, sac endossé, on est reparti. Premier objectif, atteindre le point culminant de la randonnée à 2600 mètres. Après le petit déjeuner, il est temps d’avaler ces 300 mètres de dénivelé. Montée régulière, mais Louloute accuse le coup de la nuit blanche. Première pause à mi-distance du sommet près d’un arbre magnifique. Les visages des Berbères sont marqués par le soleil et le climat parfois rude de l’Atlas leur donnant une expression et une force étonnantes. Une impression de sagesse se dégage de ces visages. On ressent parfois les mêmes sensations auprès d’un arbre. Un genévrier thurifère plus précisément.

 

undefined Reprise de l’ascension, le sommet pointe son nez. Et il est maintenant temps de jouer le remake de Titanic.

 

undefined Je suis la reine du monde !

 
Non. En lieu et place du remake, Loulou a droit à une jolie déclaration d’amour qui, plus tard, lui reviendra souvent à l’esprit. Redescendons sur terre. Et là, c’est le problème, Louloute n’a pas les pieds qui touchent par terre pour la descente.
undefined Heureusement que notre fidèle cuisinier est là pour secourir Louloute pendant que Loulou prend des photos.
undefined Après toutes ces sensations, il est temps de s’arrêter pour manger un bout. Louloute en profite pour faire une petite sieste.
undefined L’après-midi est somptueux. Marche au milieu de roches volcaniques, de pitons granitiques. Lorsque les yeux se posent sur le sol, on peut trouver de nombreuses géodes (roches possédant une cavité tapissée de minéraux cristallisés – du quartz dans notre cas).
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undefined Après une longue descente mettant à rude épreuve les genoux de Loulou et Louloute, l’arrivée sur le bivouac est proche. Une fois sur place, le premier réflexe est de se poser pour boire… a cup of tea of course.
undefined Puis, installation des tentes avant la tombée de la nuit, ou avant la noirceur pour faire un petit clin d’œil à notre Québécoise du groupe. On prend un peu le temps d’admirer la lente agonie du soleil.
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undefined La soirée aura entendu quelques chants berbères. Mais la nuit précédente a été courte alors… à demain pour la suite…
Par Kisscool
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Samedi 8 mars 2008
Debout Louloute, debout Louloute, debout. Après la nuit dans le froid, Loulou et Louloute ont dû affronter les animaux sauvages. Enfin sauvages, surtout pour l'amie québéquoise qui a une peur incontrôlable des toutous. Donc vous comprendrez sa petite frayeur devant la horde de chiens errants autour des tentes toute la nuit. S'ils n'avaient fait que rôder, ça irait mais ils ont aboyé aussi les mécréants. Alors Loulou s'est rappelé un vieil adage : "Un suppo et au lit". Loulou a dû courir vite pour mettre un suppo à chaque toutou et tout le monde a pu ensuite dormir sur ses deux oreilles. Et puis s'il y avait des soucis d'insomnie il restait des suppos à Loulou.

Arrêtons les délires. Il est temps de replier la tente et d'aller prendre le petit-déjeuner. Le paysage éblouit toujours les yeux.
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Au programme du jour, Loulou et Louloute ont le droit à un peu de fraîcheur au fond d'une gorge. Qu'il est agréable d'entendre le bruit ruisselant de l'eau et d'apercevoir une esquisse de verdure. 
undefined Pour autant, nous garderons la compagnie de nos mulets pour le transport de nos lourds bagages et du miam miam. Ah si Loulou savait parler le mulet, il leur dirait mille fois merci.
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Certaines profiteront du petit cours d'eau au fond de la vallée pour se laver les cheveux. Mais Loulou après avoir mis un orteil dans l'eau, il pense que le shampooing dans la rivière il ne le vaut pas alors il restera tout cracra jusqu'au retour à l'hôtel.

En parlant de miam miam, il est temps de s'arrêter autour d'une petite mare et à l'ombre de quelques palmiers.
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Après le miam miam, Louloute prend un peu de repos.
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Et elle a bien raison la Louloute car la marche sera au total de 7 heures. De plus, les paysages de l'après midi sont un peu fades par rapport aux jours précédents. Alors au moment d'arriver sur le bivouac du jour, quel plaisir de constater que les tentes sont déjà montées. Et Loulou il sait dire merci en marocain alors un grand Shoukrane aux muletiers.

Epuisés, épuisés nous sommes. Alors au dodo. Pas trop froid, pas de clébard hurlant. La nuit devrait être bonne. A demain.
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Par Kisscool
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Mardi 1 avril 2008

Aïe ouille ouille. Voilà comment débute cette journée. Les 7 heures de marche de la journée précédente ont laissé des séquelles. Quatrième matinée à écarquiller les yeux en sortant de la tente.

 

Démarche de canard pour aller prendre le petit-déjeuner. N’exagérons pas sur le petit déjeuner. Il ne faut point être trop lourd pour marcher. Comme le dit le vieil adage il ne faudrait pas trop charger la mule.

 

Selon notre guide adoré, la journée sera assez paisible ; peu de dénivelé ; marche pas trop longue. Nous suivrons le lit d’un cours d’eau pendant quasiment toute la journée pour sortir du Djebel Sahro et passer l’ultime nuit au milieu d’un désert de pierres. La journée sera donc assez verdoyante (enfin tout reste relatif).

 


Certaines visions nous rappellent que le départ est bientôt là.

 

Oh oh on ne se laisse pas aller. Il reste une journée de marche, il faut donc en profiter pleinement. Et puis, pour cette journée on a un nouveau compagnon.

 

Ben oui, c’est le clébard hurlant de la deuxième nuit. Il a dû apprécier le suppositoire.

 

Cette journée est marquée par un retour vers « l’urbanisation ». Pendant ce voyage, c’est la journée la plus riche en regards échangés.

 

 


Une petite pause devant l’objectif.

 

Louloute, on n’avait dit que l’on ne chargeait pas la mule.

 

Et rapidement, le désert de pierres pointe à l’horizon. Désert de pierres synonyme de dernière soirée, de dernier bivouac. Difficile de ne pas penser que le retour en France et surtout à un autre mode de vie est proche.

 

Désolé clébard hurlant mais tu ne nous suivras pas plus loin. Malgré tout tes efforts pour nous suivre jusque là, on va devoir te laisser sur le bord de la route. Sensation d’abandon. Mais tu trouveras bien d’autres touristes pour t’abreuver et te donner quelques mets européens. Pour la dernière fois, on se brosse les dents sous ce beau ciel étoilé.

 

Bonne nuit… A bientôt…

 

 

Par Kisscool
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