Par Kisscool
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Et si on commençait les choses sérieuses. Mouais on va commencer par se lever déjà, commencer par s'extirper du sac de couchage sarcophage. Et
ça c'est la première épreuve de la journée. Premièrement c'est difficile et deuxièmement, ça caille le matin en janvier au Maroc. Une fois sorti dehors, on se rend compte combien ça caille la
nuit. En France, tu grattes le pare-brise avant de partir, ben au Maroc tu secoues ta tente pour enlever le givre. Tout cela fait, on se rend compte que des mulets sont arrivés pendant la nuit.
Loulou se disait bien qu'il avait entendu des bruits étranges pendant la nuit. Mauvaise digestion de Louloute des mets marocains. Non ! C'étaient les mulets. Mais on leur pardonne car c'est beau
un mulet au Maroc au petit matin.
Enfin on leur pardonne surtout parce qu'ils vont porter nos bagages et la nourriture
pendant 4 jours.
Cette fois-ci c'est parti. Je dois avouer que Loulou avait une petite appréhension au moment de partir. Ben voui, il a jamais fait de randonnée sur plusieurs jours le Loulou, alors est-ce qu'il a
le physique? Mais bon le Loulou est vite rassuré, le rythme n'est pas trop soutenu et Loulou suit bien le rythme bien qu'il se tape tout de même une bonne suée. Surtout que c'est la journée qui
grimpe quasiment non stop. Une tite pause photo.
Vous voyez bien que c'est pas Loulou et Louloute qui sont à la traîne. Zou on repart, et la prochaine pause constitue la pause clope du guide. Intoxiqué ! Bon d'accord, j'étais bien
content de m'arrêter un peu.
Et la pause suivante, c'est le miam miam. Et notre cuisinier fétiche nous a mis plein de couleurs dans l'assiette.
C'était bien bon. Je dois avouer que Loulou a eu un peu de mal pour la digestion des oignons et des pépins de tomate. Il a dû se placer en queue de peloton pour éviter une gêne des autres
participants. Passons, Loulou et Louloute arrivent au sommet pour la journée.
Au programme du sommet,
neige. Neige et troupeau de chèvres. Une aura attiré notre attention.
Faut avouer qu'elle a tout fait pour se faire remarquer. Pour tous ses efforts, elle mérite bien une photo sur ce modeste blog. Voilà biquette, le début de la célébrité. Et Louloute a recueilli
un petit chevreau abandonné par sa maman.
Louloute, penses-tu pouvoir nourrir ce pauvre chevreau? Soyons raisonnables, allons le rendre à sa véritable maman. En plus ça va sentir le bouc sous la tente, déjà que Loulou ne sent pas la rose
après une demie-journée de marche. Donc nous quittons notre chevreau. Au passage la bergère, une jeune Berbère d'environ 12 ans prendra un petit savon par notre cuisinier qui était berger dans le
Haut Atlas. Faut dire qu'une chèvre c'est de l'or pour les Berbères.
Après une petite descente, notre marche nous mène vers le deuxième bivouac.
Il a l'air sympathique ce deuxième bivouac. Le hic. Nous sommes à 2300 mètres d'altitude. Ca caillait déjà à 1700 mètres lors du premier bivouac. Mais nos joyeux muletiers nous ont concocté un
petit feu de camp pour nous réchauffer. Et notre guide a sorti sa tenue traditionnelle pour cette soirée. Mais que nous réserve-t-on ?
Oh une soirée de chants berbères où on frappe dans les mains pour se réchauffer. Louloute a même sorti sa plus belle bassine pour accompagner nos amis muletiers.
Bon un potage bien chaud et tout le monde au lit. Pour savoir si la nuit a été bonne, il va falloir attendre le prochain article. Ce que je peux vous dire, c'est que les paysages de la deuxième
journée était somptueux. Ben quoi. J'essaye juste de fidéliser un peu mes lecteurs.
Et puis, au moment de se coucher, une véritable sensation de sérénité, de paix. Bref, un Loulou vraiment content de se retrouver à 2300 mètres sous une tente avec sa Louloute. Rien de mieux pour
faire le vide et oublier sa vie d'Européen. Juste les images de la journée dans la tête et un grand sourire. Ce grand sourire est d'ailleurs la seule chose visible au moment où Loulou et Louloute
s'engouffrent dans leur sac de couchage.
A suivre...
Par Kisscool
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Étirements, bâillements… Quelle heure est-il ? 6h00. Énorme envie d’uriner. Envie qui n’a pas quitté Loulou de la
nuit. Mais dehors ça gèle. Altitude 2300 mètres, température légèrement négative. Ça ne donne pas envie de mettre le nez dehors alors imaginez : aller faire pipi. En plus, rappelez-vous
qu’il faut un ouvre-boîte pour sortir du sac de couchage. Vous l’aurez compris : réveil plutôt difficile pour Loulou. Et Louloute ? Louloute, c’est plus simple, il n’y a pas de réveil
du tout puisqu’il n’y a pas eu de sommeil. Nuit blanche, teint blême. La Louloute a eu trop froid. Mais ça n’entame pas la joie de vivre qui anime Louloute. Première tâche de la journée pour
Louloute : aller harceler les muletiers. Son objectif : charger la mule.
Mission accomplie. Tente repliée, vessie vidée, sac endossé, on
est reparti. Premier objectif, atteindre le point culminant de la randonnée à 2600 mètres. Après le petit déjeuner, il est temps d’avaler ces 300 mètres de dénivelé. Montée régulière, mais
Louloute accuse le coup de la nuit blanche. Première pause à mi-distance du sommet près d’un arbre magnifique. Les visages des Berbères sont marqués par le soleil et le climat parfois rude de
l’Atlas leur donnant une expression et une force étonnantes. Une impression de sagesse se dégage de ces visages. On ressent parfois les mêmes sensations auprès d’un arbre. Un genévrier thurifère
plus précisément.
Reprise de l’ascension, le sommet pointe son nez. Et il est maintenant temps de jouer le remake de Titanic.
Je suis la reine du monde !
Non. En lieu et place du remake, Loulou a droit à une jolie déclaration d’amour qui, plus tard, lui reviendra
souvent à l’esprit. Redescendons sur terre. Et là, c’est le problème, Louloute n’a pas les pieds qui touchent par terre pour la descente.
Heureusement que notre fidèle cuisinier est là pour secourir Louloute pendant que Loulou prend des photos.
Après toutes ces sensations, il est temps de s’arrêter pour manger un bout. Louloute en profite pour faire une
petite sieste.
L’après-midi est somptueux. Marche au milieu de roches volcaniques, de pitons granitiques. Lorsque les yeux se
posent sur le sol, on peut trouver de nombreuses géodes (roches possédant une cavité tapissée de minéraux cristallisés – du quartz dans notre cas).
Après une longue descente mettant à rude épreuve les genoux de Loulou et Louloute, l’arrivée sur le bivouac
est proche. Une fois sur place, le premier réflexe est de se poser pour boire… a cup of tea of course.
Puis, installation des tentes avant la tombée de la nuit, ou avant la noirceur pour faire un petit clin
d’œil à notre Québécoise du groupe. On prend un peu le temps d’admirer la lente agonie du soleil.
La soirée aura entendu quelques chants
berbères. Mais la nuit précédente a été courte alors… à demain pour la suite…
Par Kisscool
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Aïe ouille ouille. Voilà comment débute cette journée. Les 7 heures de
marche de la journée précédente ont laissé des séquelles. Quatrième matinée à écarquiller les yeux en sortant de la tente.
Démarche de canard pour aller prendre le petit-déjeuner. N’exagérons pas sur le
petit déjeuner. Il ne faut point être trop lourd pour marcher. Comme le dit le vieil adage il ne faudrait pas trop charger la mule.
Selon notre guide adoré, la journée sera assez paisible ; peu de
dénivelé ; marche pas trop longue. Nous suivrons le lit d’un cours d’eau pendant quasiment toute la journée pour sortir du Djebel Sahro et passer l’ultime nuit au milieu d’un désert de
pierres. La journée sera donc assez verdoyante (enfin tout reste relatif).
Certaines visions nous rappellent que le départ est bientôt
là.
Oh oh on ne se laisse pas aller. Il reste une journée de marche, il faut donc en
profiter pleinement. Et puis, pour cette journée on a un nouveau compagnon.
Ben oui, c’est le clébard hurlant de la deuxième nuit. Il a dû apprécier le
suppositoire.
Cette journée est marquée par un retour vers « l’urbanisation ».
Pendant ce voyage, c’est la journée la plus riche en regards échangés.
Une petite pause devant l’objectif.
Louloute, on n’avait dit que l’on ne chargeait pas la
mule.
Et rapidement, le désert de pierres pointe à l’horizon. Désert de pierres
synonyme de dernière soirée, de dernier bivouac. Difficile de ne pas penser que le retour en France et surtout à un autre mode de vie est proche.
Désolé clébard hurlant mais tu ne nous suivras pas plus loin. Malgré tout tes
efforts pour nous suivre jusque là, on va devoir te laisser sur le bord de la route. Sensation d’abandon. Mais tu trouveras bien d’autres touristes pour t’abreuver et te donner quelques mets
européens. Pour la dernière fois, on se brosse les dents sous ce beau ciel étoilé.
Bonne nuit… A bientôt…
Par Kisscool
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