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A l’arrivée des premiers frimas en Franche-Comté, nous sommes allés chercher un peu de chaleur en Andalousie et plus précisément à Séville. Ville aux nombreuses influences de par son passé romain (Séville portait alors le nom d’Hispalis), wisigoth (Hispalis devenant alors Spali), omeyyade (Spali devient Isbiliya), almohade et finalement chrétien avec la reconquête de la ville par le roi Castille Ferdinand le Saint en 1248. Le visage de la capitale andalouse sera également largement influencé par les deux expositions universelles :
Je vous propose une petite revue des monuments visités lors de ce week-end où la chaleur aura été bien présente (température supérieure à 30°C les après-midi). Donc par ordre d’apparition.
Plaza de Toros de la Real Maestranza :
Derrière ce nom à rallonge se cache l’arène de Séville. A la base les corridas étaient un entraînement pour les guerriers avant de devenir un spectacle mortifère. L’arène de Séville compte parmi les plus grandes (13000 places) et les plus anciennes d’Espagne. Elle se visite moyennant 6€. La visite s’effectue en espagnol et en anglais (en français ou sur italien sur réservation). Pour 6€, vous accédez aux gradins pour admirer la place de mise à mort. Mais pas de chance pour nous, l’arène est en travaux et les grues défigurent l’ensemble. Ensuite, direction le « musée » où le guide vous retracera l’histoire de l’arène de Séville et de la tauromachie et où vous pourrez observer quelques toiles. Bon vous l’aurez compris je ne suis pas un grand fan de la tauromachie. Je pense que ça doit être un spectacle assez impressionnant et je peux comprendre la passion qu’il y a autour. Mais je ne peux me résoudre à accepter la torture d’un Animal pour le seul plaisir des hommes. Si on fait abstraction des joutes qui se déroulent au sein de la plaza de toros, le site est joli, tout en couleurs. A mon avis, ça vaut le coup d’aller y jeter un œil même si la visite est un peu courte.
Torre del Oro (Tour d’or) :
Cette tour qui borde le Rio Guadalquivir était autrefois l’ultime bastion d’un rempart qui courrait jusqu’au Real Alcazar. L’entrée est à 2€ (1€ pour les étudiants et accès gratuit le mardi) et permet de grimper au sommet de la tour et d’apprécier un panorama à 360° sur Seville.
Parque de Maria Luisa :
Le principal parc de Séville offre une fraîcheur bienvenue. Il a été totalement remodelé pour l’exposition ibéro-américaine. C’est à cette époque que seront construits la Plaza de Espana, les pavillons qui reçoivent désormais le musée des arts et traditions populaires et le musée d’archéologie. Le monument le plus impressionnant est de loin la Plaza de Espana avec ses deux tours de 80 mètres de hauteur. Mais cet édifice est si majestueux qu’il est étrange de trouver des tags sur ses murs et autres dégradations. Mais on en prend tout de même plein les yeux. Autre endroit à visiter, le musée d’archéologie. D’autant plus qu’il est gratuit pour les ressortissants de l’union européenne. Ce qui m’aura le plus impressionner dans les nombreuses pièces du musée, ce sont les gigantesques mosaïques. Somptueux. En face du musée archéologique, se situe le musée des arts et traditions populaires. Mais là je n’ai pas d’avis puisque nous ne l’avons pas visité. Pourtant il est également gratuit pour les ressortissants de l’union européenne. L’Espagne nous donne ici un bel exemple d’accès à la culture pour tous (enfin tous les Européens).
Le Real Alcazar (Palais royal) :
Ce palais allie le faste de l’art mudéjar et la tranquillité des jardins à la sévillane. Le mot mudéjar vient de l’arabe mudajjan, « domestiqué », qui donna, par altération en espagnol, mudéjar. C'est le nom donné aux musulmans d’Espagne devenus sujets des royaumes chrétiens après le XIème siècle, pendant la période de tolérance. L’art mudéjar alliant influences arabes et chrétiennes donne au palais royal ses somptueuses façades. Le Real Alcazar reste aujourd’hui la résidence officielle de la famille royale à Séville.
La cathédrale et la Giralda :
La cathédrale de Séville est la plus grande cathédrale gothique au monde. Elle arrive au troisième rang tout style confondu après la cathédrale Saint-Pierre du Vatican et la cathédrale Saint-Paul de Londres. Le speech de l’audioguide remis à l’entrée relate que les architectes de cette cathédrale voulaient qu’il soit dit d’eux par les visiteurs à venir qu’ils étaient fous. Pari réussi, on est estomaqué quand on pénètre dans la cathédrale par ses dimensions. C’est ahurissant. Et chaque recoin de la cathédrale révèle des trésors (retable hallucinant, peintures de Murillo, chapelle, orgue…).
Quant à la Giralda, elle permet de prendre un peu de hauteur et de contempler les toits, les flèches et les gargouilles de la cathédrale et un panorama à 360° sur Séville avec d’un côté le Real Alcazar et la Plaza de Espana et de l’autre la Plaza de Toros et la Torre del Oro. La Giralda était auparavant le minaret de la mosquée. Elle culmine à 97 mètres et fût pendant longtemps la plus haute tour du monde.
Casa de Pilatos :
Cette demeure aristocratique au style mudéjar est moins fréquentée et donc plus calme que le Real Alcazar mais n’est pas pour autant dénuée de charme. Vous aurez la possibilité de visiter soit le rez de chaussée soit l’édifice complet. La deuxième option est à privilégier. Une fois la visite de la casa terminée, promenez-vous dans les rues environnantes à la découverte des nombreuses églises du quartier.
Centre andalou d’art contemporain :
Installé sur l’île de la Cartuja qui a accueilli l’exposition universelle de 1992, ce musée occupe un ancien monastère. Au cours du XIXème siècle, le monastère reçoit une usine de faïences d’où les cheminées des fours que l’on peut entrevoir depuis l’autre rive du Guadalquivir. Ce mélange des styles donne un côté insolite au lieu. Les expositions ont bonne réputation. Les deux expositions du moment ont reçu un avis très positif de la part de Louloute.
Et pour finir un petit melting-pot de photographies inclassables.
Lieu de départ : Parking du col du calvaire (entre le col du Bonhomme et le col de la Sclucht)
Lieu d’arrivée : Randonnée en boucle
Distance : 12 kilomètres
Dénivelé positif : 400 mètres
Durant la première guerre mondiale, la tête des faux constituait un observatoire que les Allemands et les Français se disputaient. Les combats les plus ardus et les plus meurtriers se sont déroulés en décembre 1914. Cette date marque la fin de la guerre de mouvement et l’installation de la guerre de position qui usera tant d’hommes. Le sommet de la tête des faux constituera un point chaud sur la ligne de front. Même si les combats furent moins âpres et moins meurtriers qu’au Linge ou au Vieil Armand, les cimetières, dont les morts changent de nationalité selon le versant, témoignent des affrontements. Le 2 décembre 1914, les Français prennent le sommet de la tête des Faux. Ensuite, les deux armées renforcent leurs positions à moins de 20 mètres l’une de l’autre. Profitant du froid, de la neige et du brouillard, les Allemands donnent l’assaut de la tête des faux le 24 décembre 1914 après un pilonnage en règle des positions françaises. Cette bataille fera plus de 500 morts et ne modifiera en rien les positions des deux armées. Même si nous sommes loin des centaines de milliers de victimes des fronts de Verdun ou du chemin des Dames, on retrouve à la tête des faux cette absurdité qui veut que l’on sacrifie tant de vies pour quelques mètres de terrain gagné. Suite à cette bataille du 24 décembre 1914, les belligérants s’enfonceront sous terre et tiendront leurs positions. Autres témoins de ces affrontements, les vestiges des blockhaus et autres structures militaires. Vous trouverez sur le tracé de cette randonnée :
Voilà donc une belle randonnée en mémoire de cette guerre aux 15 000 000 de morts.
La trace GPS (fichier gpx) est téléchargeable ici (cliquer sur le lien puis Fichier/Enregistrer sous).
Profitant de la route du retour, nous avons fait un petit crochet pour monter au puy de Dôme et ainsi contempler le troisième grand massif auvergnat. Au sommet, l’ensemble des « sentiers » est bitumé et délimité par une clôture type parc électrique. Si les gens sont vraiment indisciplinés, ils mettent le courant. Ces mesures sont prises pour éviter les effets dévastateurs de la sur fréquentation et permet de maintenir ce site agréable à la vue. Avec ses 1465 mètres, le puy de Dôme domine la chaîne des Puys et nous offre un panorama exceptionnel sur la chaîne des Puys. Le versant Sud offre notamment une vue à couper le souffle sur quelques monuments de la chaîne et notamment sur le Pariou et son cratère si caractéristique. Je vous épargnerai les mécanismes de formation de tous ces volcans. La géologie n’est déjà pas facile d’accès mais la volcanologie l’est encore moins à cause de son jargon spécifique et de la diversité des mécanismes mis en jeu. Si vous souhaitez vous renseigner, je vous conseille de consulter les ouvrages des éditions Chamina qui marient parcours de randonnées et contenus géologiques afin de mieux comprendre les paysages que vous rencontrerez.
Chamina
5, rue Pierre-le-Vénérable
63057 Clermont-Ferrand Cedex 1
Ces vacances se terminent avec la descente du Puy de Dôme. Et je ne regrette pas du tout le choix de l’Auvergne pour ce repos estival. Maintenant on va se pencher sur la prochaine destination étrangère…
Pour la découverte du deuxième grand massif d’Auvergne, nous avons utilisé la voiture pour atteindre le pas de Peyrol (pas bien…). Ce col routier est le plus élevé du Massif Central (1589 mètres). Il nous servira de base de lancement pour une petite marche dont l’objectif est le sommet du Puy Mary qui culmine à 1783 mètres. Le Puy Mary est un dôme érodé d’environ 6,5 millions d’années. Sa forme pyramidale est due à l’érosion glaciaire qui a modelé des cirques sur ses flancs, au départ des grandes vallées du massif : Jordanne, Mars, Grande Rhue et Santoire. La marche pour le sommet fût courte mais intense, la pente est rude. Mais qu’est ce que c’est beau. Un panorama à 360°C sur les différentes vallées glaciaires aux pentes herbeuses où vient s’accrocher le brouillard qui au gré du vent passe d’un versant à l’autre. La lumière, profitant des trouées dans les nuages, finit de sublimer le paysage.
A voir absolument ! A compléter par la visite du village de Salers. Ce paysage et ce village sont mon coup de cœur pendant ce voyage.
Avec le massif du Sancy, nous commençons notre tournée des 3 grands massifs auvergnats. Enfin, cette découverte avait déjà débuté avec l’ascension de la Banne d’Ordanche qui fait partie des Monts Dore, auxquels appartient aussi le massif du Sancy. La formation des Monts Dore a débuté il y a entre 3 et 5 millions d’années. Au sein de cet ensemble, le massif du Sancy est un jeunot. Sa formation débute il y a 1,2 millions d’années pour se terminer il y a 220000 ans.
Lieu de départ : Station d’arrivée du téléphérique
Lieu d’arrivée : Station de départ du téléphérique
Distance : A la louche 16 kilomètres
Dénivelé positif : A la louche 500 – 600 mètres (Le GPS est tombé en rade…)
Menu de la randonnée :
_ Montée en téléphérique : ça soulage les petons et ça produit son petit effet de se voir ainsi pendu dans le vide.
_ Montée au Puy de Sancy : la montée se fait par un escalier en bois aménagé pour soulager la contrainte que peut exercer le randonneur sur la nature. A mi-chemin, vous pourrez contempler le cirque de la fontaine salée. Sur les flancs du Sancy naissent deux rivières : la Dore et la Dogne qui se rejoignent pour donner la Dordogne.
_ Crête orientale du massif du Sancy alternant montées et descentes et panoramas sur la vallée de Chaudefour.
_ Descente vers la grande cascade : cette dernière franchit une falaise d’environ 20 mètres qui représente la terminaison d’une coulée de lave émise il y a 380000 ans sous le dôme aiguille de Cuzeau.
_ Passage par la ville thermale du Mont Dore et rafraîchissements en terrasse. Cette station thermale est assez similaire aux stations thermales vosgiennes (comme Plombières-les-Bains). Elle a connu son apogée au XIXème siècle avec la construction de nombreux hôtels et bien sûr d’un casino cher aux villes thermales. Mais ces bâtiments commencent à subir les outrages du temps et la splendeur passée passe pour nous laisser une ville qui possède encore du charme l’été. Mais la tristesse doit être grande quand l’automne et ses nuages gris arrivent.
_ Enfin remontée vers la station de départ du
téléphérique.
Si vous allez à ce site troglodytique en début d’après-midi et que vous décidez de manger dans le coin auparavant, je vous déconseille fortement le relais des grottes. En dehors du panorama qu’offre la terrasse sur la falaise troglodytique, ce restaurant est sans intérêt. Les plats servis ne justifient pas du tout les 16,50€ facturés. A éviter.
Quant au site troglodytique, c’est plutôt intéressant et agréable à visiter.
Ce site peut-être déjà habité à la
Préhistoire a continué d’être aménagé jusqu’au Moyen Age
où des fresques ont été dessinées sur les parois de la chapelle et où une forteresse a été construite avec un escalier à vis de 80 marches creusé à même le tuf volcanique. Après la visite ne dure
pas plus d’une heure et les 7€ (6€ pour les 6-12 ans) réclamés à l’entrée peuvent paraître un peu exagéré.
Salers :
Les toits en lauze et les murs de pierres volcaniques donnent à beaucoup de villages auvergnats un air sinistre. Alors pourquoi l’ambiance est si différente dans les rues de Salers ? Seraient-ce les Monts du Cantal visible depuis l’esplanade de Barrouze ? Ou les excellentes langues de belle-mère et les carrés de Salers ? Ou les maisons Renaissance et la pittoresque église ? C’est probablement l’ensemble qui donne à ce village son charme.
Saint-Saturnin :
Sur les bords de l’Allier, les toits et les murs gris laissent place à des tuiles rouges et à des moellons aux teintes plus méridionales. Le patrimoine de ce village a été édifié par la famille de la Tour d’Auvergne (originaire du village éponyme). Mais à l’heure du démantèlement des châteaux d’Auvergne au XVIIème siècle par le cardinal Richelieu, le château de Saint-Saturnin sera épargné car la reine Margot, propriétaire et dernière comtesse d’Auvergne, légua le château à Louis XIII et ainsi le château protégé le sceau royal sera épargné.
Quelques extraits de la plaquette de l’office de tourisme :
L’église : « Construite au XIIème siècle, l’église est la plus petite des cinq églises romanes majeures d’Auvergne. Elle s’en distingue par l’absence de chapelles rayonnantes autour du chevet. »
Le château royal : « Le château royal fut construit au XIIIème siècle par la famille de la Tour d’Auvergne. Elle en fait son fief à partir de 1281 et y établit la cour régionale d’Auvergne à la fin du XVème siècle, après de spectaculaires agrandissements et avant d’entrer dans l’Histoire de France avec ses membres les plus illustres : la Reine Catherinela Reine Marguerite de Valois, la Reine Margot. Cette dernière en fit don en 1605 au futur Roi Louis XIII. Parfait exemple de grand château médiéval et remarquablement restauré, il témoigne de l’architecture militaire du Moyen Age : douves, remparts et chemin de ronde, tours à créneaux et mâchicoulis. Il a été agrandi et embelli jusqu’à la fin du XVème siècle. Son parc et ses jardins […] permettent de découvrir pleinement le site remarquable de Saint-Saturnin. » de Médicis et sa fille
Coudes et Montpeyroux :
Coudes aura été notre lieu de villégiature pour la deuxième partie de notre séjour grâce à l’hospitalité d’un couple d’amis et de leur père. Encore merci pour leur accueil. A proximité de Coudes, Montpeyroux se situe sur une butte en aplomb de Coudes. Montpeyroux est dominé par un donjon ouvert au public contre un dédommagement de 2,50€ par personne. Les salles du donjon n’ont pas un grand intérêt. En revanche le sommet du donjon et le panorama qu’il offre sont remarquables. Les rues du village sont également propices à la flânerie avec les nombreux artisans qui ont remplacé les vignerons qui occupaient autrefois les demeures. Coudes et Montpeyroux resteront aussi pour moi le lieu d’une ballade en jeep des plus remuantes. Un voisin de la personne qui nous accueillait est un fin mécano et a pour passion la restauration de jeeps américaines de la seconde guerre mondiale. Et il nous a permis de vérifier qu’en ce temps là, il faisait du bon véhicule : montée d’escaliers, descente vertigineuse en forêt. Mon séant s’en souvient encore.
Issoire et son abbatiale :
Le grand intérêt d’Issoire est son abbatiale Saint-Austremoine dont les murs intérieurs sont recouverts d’une magnifique décoration peinte. Outre l’abbatiale, nous serons également passés jeter un coup d’œil sur la ville depuis le sommet de la tour de l’horloge qui offre une vue agréable sur les toits de la ville et l’abbatiale. La journée étant un peu couverte, notre regard n’aura pas pu porter plus loin. Le reste de la ville est à mon goût assez anodin.
Saint-Amandin et son église :
Saint-Amandin aura juste été l’occasion d’une petite halte dînatoire avec dégustation de saucisson local auprès d’une ravissante petite église.
Besse en Chandesse :
Besse est surtout connue pour sa station de ski Superbesse. En ce qui nous concerne, c’est le marché de pays du lundi matin qui aura retenu notre attention. Les stands aux effluves diverses (truffade, charcuterie, fromages) envahissent les rues de la cité médiévale. Suit l’invasion des touristes venus se fournir en produits locaux. Ainsi, nous repartîmes de Besse les bras chargés de truffade, de fromages (Saint-Nectaire, Cantal entre deux et Fourme d’Ambert), de saucissons (avec l’offre spéciale du charcutier à la forte voix : PAS 4, PAS 5 MAIS 6 SAUCISSONS POUR 10 EUROS, OUI 6), de jambonneaux, d’andouillettes aux oignons qui te chargent l’haleine pour la journée. Enfin un vrai marché de produits locaux.
Besse s’est aussi le pays des sources, des cascades et du lac Pavin. Mais en une semaine, on n’a pas le temps de tout faire donc à l’eau la visite des beautés naturelles de Besse.
Montaigut le Blanc et les caves de Saint-Julien :
Sur les tours et détours de notre séjour en Auvergne, nous serons tombés sur le site des caves de Saint-Julien. Lieu assez improbable où un coteau est percé de multiples caves qui accueillaient autrefois des bouteilles de vins. Désormais, soit les caves sont à l’abandon, soit elles remplissent un usage de cave privée ou enfin de cave d’affinage pour les Saint-Nectaire fermiers du cru. Il est dommage que ce patrimoine ne soit pas préservé et qu’il ne soit pas visible de le visiter. Nous aurons eu la chance de rencontrer une dame venant chercher son Saint-Nectaire pour le repas du soir et qui aura pris 5 minutes pour nous ouvrir les portes de sa cave.
A proximité de Saint-Julien, Montaigut le Blanc présente fièrement son donjon.
Bort les Orgues :
Cette ville située en Corrèze est la place d’un barrage de 390 mètres de long engendrant un lac de retenue de 477 millions de m3 et long de 18 km. Le château de Val qui trônait autrefois fièrement au sommet de sa colline se retrouve aujourd’hui les pieds au bord de l’eau. Ce barrage constitue l’aménagement hydroélectrique majeur de la Dordogne. Illa Rhue voisine et à la retenue du lac de Lastioulles et du lac de la Crégut. L’éblouissement dû à la taille de l’ouvrage passé, la tristesse de ce monstre de béton gris prend le dessus. Cette tristesse a contaminé la ville, ou peut-être était ce le ciel gris qui se reflétait sur les murs des habitations. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas aimé cette ville. Et ce ne sont pas les orgues de Bort qui m’ont réconcilié avec la ville. est associé à des barrages situés sur
Avant d’arriver à ce village, le Saint Nectaire était avant tout pour moi un fromage. Et je dois avouer que le village ne ressemble pas du tout à son fromage éponyme. Le fromage dégage rusticité, tradition. Le village avec ses thermes et donc son casino n’inspire pas les mêmes traits de caractère. Mais cela n’est valable que pour la partie basse du village (Saint-Nectaire le bas) où s’agglutinent bars et hôtels. Mais l’âge d’or des thermes auvergnats (comme les thermes vosgiens) est révolu et de nombreux hôtels sont fermés. Saint-Nectaire le haut est la partie du village qui accueille l’église romane Notre-Dame du mont Cornadore. La ville tire son nom du disciple d’Austremoine, Nectarius qui était venu prêché la foi de Jésus au IIIème siècle. On trouve aussi des traces de vie plus anciennes puisque on peut également observer des grottes troglodytiques et des dolmens datant de l’époque néolithique (quelques milliers d’année avant JC). Vous pourrez rejoindre un de ces dolmens en suivant le chemin de la Parre qui vous donnera aussi des points de vue sur l’église. Quant aux troglodytes, rien de telle qu’une petite randonnée pour aller les visiter. Alors c’est parti pour une petite ascension du puy de Châteauneuf.
Lieu de départ : Parking de l’église de Saint-Nectaire
Lieu d’arrivée : Randonnée en boucle
Distance : 6 kilomètres
Dénivelé positif : 200 mètres
Balisage : Bleu
Petite balade agréable qui permet d’accéder à des points de vue imprenables sur l’église romane, des points de vue sur le massif du Sancy et d’accéder aux troglodytes. Cette mini randonnée est vraiment accessible. La seule difficulté réside dans la montée du Puy de Châteauneuf. Mais vraiment rien d’insurmontable et ça vous donnera une vision de Saint-Nectaire autrement plus plaisante que celles des thermes et du casino. Ca, c’est mon avis mais tous les goûts…
Ce château situé sur une table basaltique qui domine le village est présenté aux
badauds de passage via un spectacle interprété et mis en scène par les Paladins du Sancy. Le spectacle de cette saison se décompose en 3 parties. La première met en scène le seigneur du château
et 2 chevaliers accompagnés de leurs écuyers. Cette partie est l’occasion de joutes équestres accompagnées d’informations sur l’histoire du château tout en incluant une bonne dose d’humour. Le
tout m’a fait pensé à une BD d’Astérix. Des informations pertinentes saupoudrées d’anachronismes et farcies d’humour. Délicieux mélange. Les deuxième et troisième parties sont dans la même veine
mais sont plus ciblées vers les enfants et m’ont donc moins séduites. Nous avons donc quitté le troisième tableau avant la fin du spectacle. Ceci nous a permis de profiter du sommet du donjon
avant les autres touristes. Et c’est nettement plus agréable comme ça. Surtout quand on veut prendre 2-3 clichés du panorama avant de prendre quelques photos souvenir en compagnie des comédiens,
comédiennes et du responsable de l’entretien sans qui le spectacle ne pourrait avoir lieu. Très bonne matinée, à ne pas rater.